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Historique de Viviers
Le chef-lieu de la cité des Helviens se trouvait à Alba, à une quinzaine
de kilomètres de Viviers. C'est sans doute pour des raisons économiques que le site d'Alba fut progressivement abandonné et que le siège administratif et le siège
épiscopal furent transférés vers 475, à Viviers où existait déjà une agglomération.
L'abondance des poissons d'eau douce dans ce réservoir
naturel ou Viviers, aurait fait donner à la ville le nom
latin de VIVARIUM, d'où Viviers.
Charles Martel, vainqueur à Poitiers en 732,
reconquiert la vallée du Rhône sur les Sarrasins. Il
recrée le pagus Vivariensis qui devient un
comté.
Le partage du pouvoir à Viviers entre l'évêque
et le comte semble avoir duré jusqu'à la dissolution
de l'empire carolingien. Le pouvoir des chanoines sur l'administration
temporelle de la ville et du diocèse, qui durera jusqu'à
la Révolution se dessine alors, avec ses implications sur
la structure de la ville haute.
Après avoir dépendu du royaume de Lothaire
puis du royaume de Bourgogne, enfin du Royaume de Provence, l'évêché
de Viviers devient une dépendance de l'empire germanique
de 1032 à 1308.
Rattachée alors au Royaume de France, Viviers connaît
une expansion considérable et consolide ses remparts pour
se protéger des attaques de la guerre de Cent Ans. C'est
à l'abri de ces remparts que la ville développera
un urbanisme qui subsiste presque intact aujourd'hui.
A la Renaissance, Viviers connaît la prospérité sous l'épiscopat de Claude de
Tournon. Celui-ci reconstruit alors dans le style gothique flamboyant le chur de la cathédrale.
En 1564, Noël Albert, riche bourgeois enrichi par le commerce
du sel et propriétaire de la demeure appelée aujourd'hui
Maison des Chevaliers, profite des Guerres de Religion pour se rendre
maitre de Viviers ; ses troupes détruisent en partie la cathédrale.
Depuis le XIVe siècle les évêques
résidaient en fait à Bourg-Saint-Andéol. Le
retour à Viviers est le fait de François-Renaud de
Villeneuve qui fait construire le Palais épiscopal (actuelle
mairie), par l'architecte avignonnais Jean-Baptiste Franque.
D'autres hôtels particuliers sont construits ou embellis à
la même époque : hôtels de Roqueplane, hôtel
de Tourville, hôtel de Beaulieu.
A la Révolution française, bien que le clergé
vivarois et l'évêque lui-même aient prêté
serment à la Constitution civile du Clergé, le siège
de Viviers est supprimé.
Le clergé ardéchois, obtenant la recréation
de l'évêché de Viviers, celui-ci est rétabli
en 1817.
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